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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 14:10

Dame Nature n'est pas aussi bonne qu'elle en a l'air........une piqûre de tique peut anéantir la santé sournoisement! et vous réduire à l'état de zombie.

Tiques.jpg 

Cet article est destiné aux randonneurs et en particulier au club de randos le "mille-pattes" afin de les sensibiliser aux risques encourus en arpentant nos campagnes! Il ne suffit pas d'être équipé d'une pince spéciale pour tordre le cou aux tiques goulues pour être épargné! Selon les informations collectées sur internet 50% des malades de Lyme n'ont pas remarqué de piqûre, ni le fameux érythème migrant en forme de cercle rouge. La tique peut aussi se fixer dans le cuir chevelu et passer inaperçue. Non seulement les randonneurs sont concernés mais aussi les promeneurs dans les parcs publics, les particuliers dans leur jardin privé!

Lyme-Erytheme.jpg

On peut être contaminé par une tique adulte mais aussi par une nymphe et même quelques larves (plus rare). Il est possible d'être infecté plusieurs fois! 

 

cycle tique

 

Toutes les tiques ne sont pas porteuses de la bactérie borrelia, responsable de la maladie de Lyme et toutes les personnes contaminées ne font pas la maladie (système immunitaire fort).

EN BELGIQUE

L'UCL vient tout juste (juin 2013) de terminer une étude sur l'état des lieux de l'ensemble du territoire belge (cartographie): détermination selon les régions du type et du nombre de tiques présentes ainsi que le pourcentage de tiques porteuses de borrelia ainsi que d'autres bactéries susceptibles aussi d'occasionner des dégâts au corps humain (co-infections).

Les tiques seraient responsables d'un millier de cas de maladie de Lyme chaque année en Belgique, mais ces chiffres seraient sous-estimés selon Valérie Obsomer, chercheuse à l'UCL. Elle plaide dès lors pour une meilleure étude du phénomène et une plus grande sensibilisation de la population.

"En rassemblant l'ensemble des données à notre disposition, on a pu mettre en évidence que les tiques vectrices de maladies se trouvaient un peu partout sur le territoire, même dans la zone côtière", explique la chercheuse. "Le deuxième enseignement, c'est qu'il existe des zones où les tiques sont très abondantes.  Et la troisième chose, c'est qu'on a trouvé dans les tiques en Belgique de nombreux autres pathogènes et pas seulement la maladie de Lyme".

Valérie Obsomer affirme que le système de surveillance actuel ne permet pas de surveiller efficacement le phénomène. "On a pas vraiment une bonne idée du nombre de cas de maladie de Lyme en Belgique", regrette la chercheuse, qui estime pour sa part le nombre à 15.000 par an.

En attendant l'instauration d'un nouveau système de surveillance en Belgique, la chercheuse a décidé de prendre les devants en demandant à la population d'indiquer, dès qu'elle le peut, le lieu où une personne a été mordue par une tique via le site www.tekentiques.net.

 Randonneurs soyez nombreux à participer! 

Aux Pays-Bas par exemple, les médecins qui décèlent une maladie de Lyme sont tenus de signaler les cas aux pouvoirs publics.

Je n'ai pas trouvé d'associations de malades situées en Belgique, elles sont par contre nombreuses en France (voir le portail français des maladies rares et des médicaments orphelins https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Lyme-FRfrPub12159.pdf, l'association Lyme France, www.francelyme.fr.....).

En Allemagne : Borreliose und FSME BUND DEUTSCHLAND e.V, www.bfbd.de,

Aux Pays-Bas : Nederlandse Vereniging van Lymepatiënten, www.lymevereniging.nl.

La Belgique serait-elle moins contaminée? ou le monde scientifique et les pouvoirs publics s'intéressent-ils moins à cette problématique?

J'ai trouvé néanmoins un centre médical qui se décrit spécialisé en maladie de Lyme et qui organise entre autres un groupe d'échange entre patientes de Lyme : http://www.mceonline.org/index.htm.


INFOS DE PAYS ETRANGERS TOUCHES PAR LE FLEAU :

Un film américain qui décrit la maladie, le degré d'infestation des Etats-Unis, la difficulté à établir un bon diagnostic, les traitements, le parcours douloureux des personnes diagnostiquées "Lyme" de nombreuses années après la piqûre d'insecte (maladie chronique) et traitées entretemps pour une autre maladie qu'elles n'ont pas, l'affrontement entre 2 écoles de médecins ("il n'existe qu'une maladie de Lyme aiguë, difficile à diagnostiquer mais facile à traiter" contre "il existe une maladie chronique de Lyme"), le rôle des assurances médicales qui ne reconnaissent pas la maladie chronique pour éviter des interventions financières.....un film d'horreur, fiction ou réalité?

      

Un film français de Judith Albertat, présidente de l'association "Lyme International" qui propose la signature d'une pétition pour inciter les pouvoirs publics français à investir dans la recherche pour améliorer les tests de diagnostic, les traitements, la formation des médecins et les campagnes de sensibilisation.....

Suggestion de lecture : "Mon parcours pour retrouver la santé" de Judith Albertat  (pilote de ligne, contrainte à abandonner son métier pour une tique! Elle décrit ses 10 années de galère avant l'établissement du diagnostic, les différents traitements qu'elle a choisi de subir pour venir à bout de sa maladie : nombreuses cures antibiotiques, traitement naturopathique à base d'argent colloïdal et de compléments alimentaires, traitements quantiques)- Editions Thierry Souccar (2012).

 UN CAS BELGE PARMI D'AUTRES 

Avant de vous conter mes déboires avec la bactérie borrelia, voici une fugue de Bach à 4 voix en fa mineur BWV857 que j'ai apprise juste avant de débuter la maladie de Lyme. Prémonitoire? Quand on sait que la tonalité de fa mineur symbolise la mélancolie profonde, la langueur de la tombe, l'obscur selon certains compositeurs! Mis à part le thème lugubre, les autres développements du morceau sont porteurs d'espoir néanmoins! Espérons que la bactérie soit anéantie rapidement et que je puisse à nouveau m'évader dans les nuages musicaux même si les prestations ne répondent pas aux règles de l'art!

 

Mon témoignage ressemble aux expériences relatées ailleurs dans le monde....n'apporte rien de nouveau sinon le souhait de susciter des réactions d'autres malades qui ont pu bénéficier de traitements efficaces en Belgique. N'hésitez pas à laisser un message à la rubrique "commentaires".... 

Symptômes :

J'ai été durant toute ma vie une personne sportive (gymnastique, natation, vélo, randonnées) jusqu'en février 2013 où du jour au lendemain j'ai ressenti des douleurs dans le bas du dos, les ischions et les muscles ischio-jambiers. Le médecin généraliste a traité le problème avec une cure d'anti-inflammatoires (Diclofenax) et 5 séances de kiné. Ces douleurs ont disparu petit à petit mais le genou gauche est devenu douleureux et gonflé et ensuite le genou droit.  Une nouvelle cure d'anti-inflammatoires est prescrite mais reste inefficace cette fois.  Je deviens insomniaque et très fatiguée (je m'endors dans les transports en commun, en mangeant....). Je consulte à nouveau le médecin généraliste et 3 orthopédistes qui présument des problèmes d'arthrose ou de ménisque ou de rotule vu la couleur blanche de mes cheveux! Quand on cherche on trouve et les examens d'imagerie médicale mettent en évidence un petit bout de ménisque qui se promène dans le genou droit et un épanchement de synovie dans les 2 genoux.  On me propose une opération du genou droit par arthroscopie pour "brosser" le genou, fixée au 10 juin 2013. Le handicap aux 2 genoux m'oblige à faire usage des mes bras pour me lever, sortir de mon lit....et je commence à ressentir des douleurs dans les épaules.  Celles-ci s'intensifient de jour en jour et craignant de ne pouvoir me débrouiller dans la vie quotidienne après l'opération je consulte en urgence un rhumatologue pour lui demander des infiltrations de cortisone dans les épaules afin d'être rétablie avant l'opération du genou.  J'ai eu la grande chance de tomber sur un médecin d'un âge mûr qui s'est donné la peine de m'examiner plus à fond, de m'interroger sur mon mode de vie (randonneuse).  A l'examen des yeux (jaunes), il a détecté d'emblée une anémie. Après examen des genoux et épaules  il conclut qu'une même maladie inflammatoire touche genoux et épaules (capsulite contractile bilatérale).  Au vu des protocoles relatifs aux genoux il estime que beaucoup de ses patients ont des genoux en bien plus mauvais état que moi, qu'il ne sont pas opérés et s'en portent bien!  Il s'étonne qu'aucun médecin n'ait eu le réflexe de demander un examen sérologique. La prise de sang est positive pour la maladie de Lyme (Borrelia IgG, Borrelia IgM, Borrelia Western Blot IgG, Borrelia Blot IgM).

Autres symptômes : perte de cheveux, insomnies (sommeil par pauses de 1h30 à 2 heures), perte de l'appétit et amaigrissement.

Traitements

Au préalable : ponction lombaire pour déterminer si l'ADN de la bactérie se retrouve dans le liquide céphalo-rachidien (négatif). Cure d'antibiotiques par voie intraveineuse pendant 15 jours en hôpital de jour: rocéphine. Peu d'effet sur les symptômes, peu de contacts avec l'infectiologue qui me renvoie chez un interniste de l'hôpital pour le suivi de la maladie.  Délai d'attente du rendez-vous : 1 mois, long quand on souffre et que beaucoup de questions restent en suspend! Le médecin interniste de l'hôpital consulté n'a visiblement pas traité beaucoup de cas de maladie de Lyme et se réfère à internet pour répondre à mes questions.  Il souhaite vérifier par divers examens si je ne souffre pas d'autres maladies qui pourraient provoquer les mêmes symptômes plutôt que de traiter la maladie de Lyme qui elle a été diagnostiquée.  Cette attitude me faire fuir cet hôpital avec perte de confiance.

 

Consultation à l'hôpital universitaire Saint-Luc, plus spécialisé pour cette pathologie :

Traitement par voie orale durant 4 semaines de l'antibiotique doxycycline 200 mg.  Le traitement vient de se terminer et une nette amélioration est constatée (surtout au niveau de la qualité du sommeil et de la fatigue, la mobilité des épaules est meilleure mais néanmoins les symptômes articulaires et les douleurs persistent......à suivre.

Voici un lien vers un site internet américain recommandé par l'hôpital Saint-Luc : "Centers for disease Control and Prevention" : http://www.cdc.gov/lyme/treatment/index.html

Par ailleurs j'ai déjà bénéficié d'une trentaine de séances de kinésithérapie qui ont permis de récupérer une partie de la mobilité des épaules. Je pratique le vélo d'intérieur avec faible résistance à raison de 30 minutes pour la mobilité des genoux et l'entretien de la musculature des cuisses. J'ai entamé de l'aquagym, des séances de sauna avec lampes infrarouges, bain hammam et natation, le tout à dose modérée!

 

Pour compléter les tentatives de guérison je suis les conseils d'un médecin généraliste, nutritionniste et homéopathe qui me propose de modifier mon alimentation afin d'augmenter mon immunité naturelle : suppression dans la mesure du possible des sucreries, du gluten, des produits laitiers, du café, diminution des viandes avec une préférence pour le poulet.  Prise d'argentyn 23 pour ses vertus anti-inflammatoires....

Ce qui est déroutant :

L'impression que la maladie de Lyme est mal connue alors qu'elle a été découverte en 1975, qu'elle concerne de nombreuses régions du monde et fait de nombreuses victimes!

La controverse thérapeutique met les patients en insécurité psychologique :

2 tendances s'affrontent :

1) ceux qui préconisent un traitement antibiotique d'un certain type pour une durée définie par un protocole international après quoi le patient est considéré guéri même si les symptômes persistent;

2) ceux qui préconisent un traitement multi-antibiotique jusqu'à disparition des symptômes.

Quoi choisir?

PREVENTION

2-Color-Trail-Sign.jpg

Panneau utilisé par les américains qui veillent à faire de la prévention! 

  • En forêt, restez sur les sentiers;
  • Evitez de vous frotter contre les herbes et les plantes sur lesquelles les tiques sont en attente du passage d'un hôte;
  • Portez des vêtements clairs (pour mieux repérer les tiques) couvrant la plus grand partie de la peau : manches longues, pantalons, chaussures fermées avec le bas des pantalons dans les chaussettes;
  • Enduisez les parties non couvertes de la peau par un produit répulsif contre les insectes (contenant du DEET) - ne procure pas une protection absolue : ce produit s'évapore de la peau rapidement et les tiques peuvent rechercher des parties de peau non enduites;
  • Contrôlez la peau après toute exposition possible pour détecter rapidement les tiques attachées.
  • SOURCES :
    http://www.cercles-naturalistes.be/ArticlesFond/Maladies/22009.html

http://www.randoplus.be/lyme/lyme.htm

ETHOLOGIE

Il peut être utile de bien connaître le mode de vie et les stratégies de l'ennemi!

Les tiques, très sensibles à la dessiccation, ne peuvent survivre que dans une atmosphère dont l'humidité est supérieure à 95%. En été, un tel taux n'est observé qu'à la surface foliaire des végétaux (où l'évapotranspiration est importante) et dans l'humus avec forte rétention hydrique. C'est pourquoi la distribution des tiques est typiquement forestière, principalement à la lisière des sous-bois denses, à litière épaisse et humide (nymphes), dans la végétation basse (hautes herbes, buissons..(adultes), mais également dans les espaces verts urbains (jardins, friches...), dans les prairies, en montagne....

La stratégie de recherche de l'hôte par la tique est l'attente passive : les tiques grimpent sur la végétation et attendent le passage d'un hôte (homme ou animal, comme des petits rongeurs, bovins, ovins, chevaux, chiens...), leurs pattes antérieures relevées, pour pouvoir s'y accrocher.  La tique est aveugle mais perçoit  le gaz carbonique et la chaleur dégagés par l'hôte, de même que certains métabolites secrétés par celui-ci.  Au passage de l'hôte, les tiques se laissent tomber sur celui-ci en enfonçant leur rostre dans la peau de l'hôte et commencent ensuite leur repas sanguin. Chez l'homme, l'acarien peut s'attacher au niveau de tout site cutané, particulièrement dans les régions chaudes et humides telles que les plis de l'aine, les aisselles....Quand la tique est gorgée de sang, sa taille peut dépasser 10 mm; elle se détache alors de la peau et se laisse tomber sur le sol. Plus la tique reste accrochée longtemps, plus elle a le temps de se gorger de sang et grossit, plus grand est le risque de contamination.  Pour que l'acarien porteur de Borrelia puisse infecter un hôte, il doit en principe rester fixé sur la peau pendant 12 à 24 heures

Biotopes

Les endroits boisés et humides dans une région tempérée où la température est comprise entre 7°C et 25° C. Quand c'est le cas, les tiques restent actives et représentent un danger toute l'année. S'il fait chaud et sec, plus de 25°C, les tiques ne vont pas se déplacer.  Elles se cachent dans le sol, au ras du sol ou sous la végétation pour prendre la quantité d'eau dont elles ont besoin.  S'il fait en dessous de 7°C, les tiques s'isolent du froid sous la terre, dans les feuillages au ras du sol ou dans les vieux troncs d'arbre.  Pouvant rester plusieurs mois sans manger, la période inactive ne les dérange pas. Elles n'ont besoin que d'eau qu'elles peuvent prendre de l'air.

Réservoirs à bactéries (spirochètes et autres) 

Les animaux sauvages sont insensibles aux bactéries et virus qui les habitent.  Les tiques ne s'inquiètent pas de ces bactéries infectieuses lors de leur repas sur eux car elles sont aussi insensibles que les animaux sauvages.  Il peut y avoir simultanément jusqu'à 200 tiques à faire un festin sur un gros animal. Un cerf peut nourrir un million de tiques par an!!!     

Garde-manger 

Les tiques se nourrissent du sang des animaux sauvages. Ce seront des petits rongeurs quand elles sont jeunes puis des cervidés à l'âge adulte.  Lorsque l'animal sauvage est porteur de bactéries, la tique les aspire simultanément avec le sang et les stocke dans son système.  Si le repas suivant se fait sur un être humain ou un animal domestique (chiens, chats, chevaux, bétail), la tique va simplement lui transmettre lors de la piqûre une ou plusieurs variétés de bactéries ou virus qui se trouvent dans son système, entre autres Borrelia Burgdorferi (maladie de Lyme), Ehrlichia, Bartonellas, Babésias ou le virus de la méningo-encéphalite à tiques (MET).

Les oiseaux 

Les tiques viennent se nourrir sur les oiseaux mais ceux-ci ne servent pas de réservoir.  Les tiques restent accrochées sur eux pendant leur vol et sont transportées dans une région différente.  Les tiques infectées vont ainsi contribuer à propager les infections.

Une vie de tique

Au cours de sa vie, la tique passe par 3 stades successifs : avant d'atteindre sa forme adulte : elle est larve, puis se transforme en nymphe.  Seule l'adulte est sexuée.

La vie d'une tique commence à la sortie d'un oeuf.  Alors larve, elle mesure moins d'un demi-millimètre et est à peine visible à l'oeil nu.  Elle possède 6 pattes.  Pour se développer et muer, la tique a systématiquement besoin de se nourrir de sang. Une larve privilégiera les petits mammifères tels que les souris ou les hérissons.  Après le premier repas, la larve quitte son hôte et mue dans les 1 à 4 mois suivants pour se transformer en nymphe.

Une nymphe atteint le double de la taille d'une larve.  Elle possède 8 pattes et une peau plus résistante que celle de la larve.  Les nymphes préfèreront prendre leur repas sur de petits animaux.  Cependant, l'homme n'est pas épargné : comme les nymphes sont extrêmement nombreuses, ce sont elles qui infestent le plus fréquemment l'être humain.  En quelques semaines après son 2ème repas, la nymphe mue en adulte.  

Le stade adulte correspond à la maturité sexuelle : dès lors, les tiques mâles se distinguent des femelles.  Les femelles adultes, environs 2 fois plus grandes que les mâles, atteignent 4 mm de long.  Toutes deux se nourrissent, mais tandis que le mâle ne prend qu'un repas frugal, la femelle est beaucoup plus vorace : elle a besoin de cette réserve nutritive pour pondre ses quelques 3.000 oeufs.  Le mâle et la femelle s'accouplent sur l'hôte sur lequel ils se trouvent (généralement un animal de grande taille, tel qu'un chevreuil ou un cerf).  Après l'accouplement, le mâle meurt tandis que la femelle se laisse tomber à terre pour pondre des oeufs, avant de mourir également. On peut trouver des tiques à chacun des stades tout au long de l'année.  Cependant, elles sont plus actives du printemps à l'automne, quand les températures sont clémentes.

Le cycle de développement de la tique se caractérise par une alternance de périodes de famine qui peuvent durer très longtemps, et de périodes relativement courtes inhérentes à l'absorption d'énormes repas sanguins fortement concentrés. Une tique passe plus de 98% de sa vie à jeûner, loin d'un hôte! Si le repas sanguin n'a pas lieu, la tique peut rester au même stade de développement et attendre l'année suivante. Il est habituel d'observer des périodes de famine de plus de 3 ans; on sait que certaines tiques molles peuvent survivre plus de 14 ans!

C'est ainsi que le cycle de développement de la tique peut durer plus ou moins longtemps, en fonction des conditions microclimatiques auxquelles elle sera confrontée et des hôtes éventuels qu'elle est amenée à trouver : il peut varier de 6 mois à un an.

Source : http://www.tiquatac.org/tiques.html

Prédateurs des tiques

Source : http://wwweth.cern.ch/~dittmar/thoiry/stephane08.pdf

  • De nombreux petits passereaux se révèlent être de grands consommateurs de tiques, surtout dans la période où ils ont à nourrir leur progéniture. Il n'est pas rare d'observer des étourneaux occupés à débarrasser des bovins de leurs tiques.
  • Certains insectes semblent également capables de consommer de grandes quantités de tiques : araignées, les carabes ......
    Carabe-des-bois.jpg 
  • Les musaraignes.
    MusaraigneChamps.jpg 

Il semble que les tiques gorgées de sang sont préférées aux tiques à jeûn!!! On les comprend!

 

JUIN 2014

La maladie de Lyme et les autres maladies transmises par les tiques en Belgique. Présentation faite par le Dr Valérie Obsomer au sénal belge :


 

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Published by PATRICIA - dans Randonnée
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commentaires

sabrina 03/09/2017 11:23

Je suis Sabrina de Dallas, Texas, aux États-Unis. J'ai vu cet article et ce serait dommage que je ne partage pas mon expérience avec d'autres personnes. J'étais séropositif, et j'aimerais dire à tout le monde comment mon statut a changé en négatif. Le VIH a été en cours dans ma famille. J'ai perdu les deux parents pour le VIH il y a quelques années et c'était tellement douloureux, je ne pouvais pas le surmonter. Comme nous le savons tous sur le plan médical, il n'y a pas de solution au VIH, et le médicament antirétroviral est très coûteux. Heureusement, un ami très proche qui savait ce que je traversais, m'a parlé d'un docteur à base d'herbes africaines Dr Apama. Elle a dit qu'elle avait lu en ligne qu'il pouvait guérir beaucoup de maladies, y compris le VIH. Elle m'a donné son email: Drapamaherbalhealingcentre@gmail.com. J'avais dépensé des milliers de dollars sur tant de drogues, alors j'ai décidé de l'essayer. Je lui ai parlé et il m'a assuré que son médicament me guérirait. J'ai passé une commande pour son médicament et elle m'a été remise ici à Dallas. J'étais sur son dosage pendant 4 semaines bien que je n'y croyais pas, j'étais en train de l'essayer par frustration et après la 4ème semaine, je suis allé chercher de nouveaux tests. Vous ne croyez pas que 5 médecins différents ont confirmé que je suis négatif. C'était comme un rêve, je n'ai jamais cru que le VIH avait un remède. Je suis maintenant négatif, je suis témoin vivant. Je ne sais pas comment remercier le Dr Apama. Je veux simplement aider les autres de toutes les façons possibles. J'ai rejoint de nombreux forums et j'ai affiché ces témoignages et beaucoup de gens ont profité de mon aide. J'ai reçu des courriels, l'un d'un homme qui m'a dit qu'il avait également été guéri d'herpès, un autre du diabète. D'après ce que je sais, il pourrait même guérir le VPH, le cancer, l'hépatite B, la syphilis, et encore plus. Contactez-le maintenant, c'est son email: DRAPAMAHERBALHEALINGCENTRE@GMAIL.COM et c'est son numéro Whatsapp: +2349072570496
Si vous avez également été réussi par lui ou que vous voulez me parler, vous pouvez m'envoyer un mail à sabrinawashington1234@gmail.com ou à ma poignée twitter Sabrina42505

Frédéric 01/09/2017 11:52

Merci pour ce post qui quelque part est rassurant... Je ne sais pas ce qu'il se passe avec ma santé, mais c'est l'enfer depuis décembre 2016... Tout a commencé avec une visite aux urgence le 31 décembre, vertiges, malaises, impression que j'allais mourir, impression que mon coeur allait cesser de battre, douleur thoracique, pointe dans le dos... Bref, vous l'aurez compris, rien n'est ressorti des tests. Radios poumons, coeur monitoré, prise de sang : rien à signaler... Depuis, tout s'est dégradé de plus en plus, voilà la liste des choses qui vont et viennent en boucle depuis ce moment-là, et j'ai eu droit aux choses habituelles : "la prise de sang est bonne, c'est dans votre tête, c'est de l'anxiété". : fatigue excessive, intolérance à l'effort, état dépressif, crises de panique, infections chroniques (mycoses, sinusites, état grippal...), douleurs migrantes (muscles, articulations, os), brouillard mental, difficulté de concentration, inflammations chroniques (épaule, nuque, dos), vertiges, troubles digestifs, reflux gastriques, tachycardie, palpitations, sautes d'humeurs, traitements inefficaces (on m'avait donné des IPP pour mes reflux, ça n'a jamais fonctionné. J'ai eu quelques séance d'ostéopatie, le soulagement aura été réel mais temporaire), oreille droite fréquemment bouchée (sans bouchon de cérumen), sensibilité à la lumière, intolérance à la chaleur, engourdissement et picotements des membres, intolérance soudaine à certaines aliments (bilan allergologique négatif) avec symptomes bizarres 15 minutes après avoir mangé un truc qui passe pas (bouche insensible, asthme, visage qui gonfle), intolérance à l'alcool, trouble du sommeil (insomnie ou hypersomnie, sommeil pas réparateur), sensation de brûlure au visage et à la nuque sans fièvre, miction fréquente (2x/heure parfois), perte sensation visage (front, nez, joue) avec la sensation de porter un "masque", fièvre basse occasionnelle (entre 37.6 et 37.9 t° rectale, toujours fin d'après midi, ne dure jamais), impression que quelque chose rampe sur la peau, démangeaison (surtout le crâne), maux de tête (juste au dessus de la nuque ou au niveau des sinus frontaux)... Et depuis hier, douleur lombaire (douleur intense à la pression des verbèbres du bas) mais pas fulgurante comme un lumbago, ça vient progressivement et ce n'est pas constant. Voilà donc 8 mois que ces symptômes vont et viennent et qu'on me dit que "je vais bien". Le pire c'était le brouillard mental, des mois à être dans le gaz, impossible de me concentrer, j'avais l'impression de devenir bête ! La seule chose qui a vraiment changé, c'est le 15 juillet quand j'ai arrêté le sucre et le pain. En 5 jours le brouillard est parti, j'ai eu trois semaines de mieux, mais les douleurs articulaires reviennent... Bref, lundi j'ai rdv chez un doc pour une prise de sang, mais je ne me fais pas d'illusion, le test Elisa vaut ce qu'il vaut, et je me dis que si je suis bien positif il y a de bonnes chances que ça ne se voit même pas :/

chris 13/12/2016 17:18

Le gros problème dans la maladie de lyme phase 3 ( longue durée , quelques années , dizaines d'années) est que plus aucun test n'est fiable ,tant la borrélia est dissimulée dans l'organisme et inatteignable .
Les années font que l'on perd toute confiance dans le corps médical qui nie farouchement (pourquoi) l'existence même de la maladie sur le long terme .A plusieurs reprises j'ai tenté de recommencer mon histoire avec différents médecins et chaque fois le même itinéraire est recommencé avec les mêmes a priori dans le corps médical. Au point que je ne parle même plus de ma positivité de 2001 (elisa et WB) au risque de directement me retrouver dans la case 12 (problèmes psy) lors du premier tri qu'effectue le toubib pour vous caser avant de poursuivre ses investigations.
A chaque fois le même train train pour un terminus chez le neurologue sous le prétexte d'SEP fibromyalgie,ou autre ,alors que l'antidépresseur est occupé à s'impatienter de votre prise.(Les neurologues sont les plus obtus des médecins que j'ai rencontré et terriblement suffisants ((à chaque RV j'ai frôlé la rixe ).Viennent ensuite les rhumatologues qui ne sont pas mal , dans leur genre.Je ne suis pas ici pour faire un classement de ces professions , mais il fallait que je le dise)
Les symptômes et leur gravité sont tels que plus aucune activité professionnelle n'est possible et dans mon cas ,entrepreneur et indépendant ,le dépôt de bilan et le dépouillement est inévitable (en 2008)
Je ne ferai pas la liste complète des symptômes car elle est la somme de ce qui est dit sur ce forum , plus méningite (au début 4 semaines) perte de mémoire immédiate ,de repères ,toutes les articulations touchées ,colonne ko ,fatigue monstrueuse même après 15 ans ,syndrôme du colon irritable , les inévitables reflux gastriques, muscles fondus malgré efforts ,immunité détraquée, inflammation permanente ,tachycardie ,humeur colérique occasionnelle sans violence physique , puisque complètement amorphe etc etc ...
Les symptômes importants lorsqu'ils sont cumulés pour dépister un lymé certain sont :
Dans les deux premiers mois :

-érythème migrant ou fin de celui-ci qui peut être sous forme de marbrures généralisées sur tout le corps accompagné de fièvre (ce fut mon cas)
-suspicion de méningite (neuro Borréliose souvent ignorée et pas dépistable de manière fiable via PL )
-Episodes fiévreux proches de 40 pendant au moins 2 jours et qui dans mon cas s'est répété 3 fois en 20 jours, sans aucun signe de grippe ou autre pathologie courante qui peut l'expliquer.
-Une fatigue immense jamais connue auparavant et totalement désespérante avec parfois quelque soubressauts très courts (quelques heures) de disparition brutale de cette fatigue et retombée aussi brutale.
-Perte de mémoire ( se trouver quelque part et ne plus savoir pourquoi , confondre feu rouge et vert et ne plus savoir lequel donne la priorité ,démarrer dans un carrefour en ayant oublié que vous aviez vu d'autres véhicules venant de gauche ou droite malgré avoir vérifié plusieurs fois etc etc )
-Colères énormes et violence qui retombe brutalement.
-liquide séminal brunâtre quelques jours durant.

Après quelques semaines ou mois:

-Un genou qui brusquement et pour aucune raison ,ni mouvement suspect , se met à gonfler comme une pastèque (dans mon cas 400 ml de liquide retiré) et qui dure de 2 à 3 mois avec béquilles.
(vraiment spécifique de lyme)
-Problèmes aux autres articulations :épaules , poignets, chevilles, cervicales , lombaires .

-Douleurs intenses au point de ne plus savoir bouger , dans la poitrine et entre les cotes (rien à voir avec reflux gastrique déjà bien présent et traité) et disparition au bout de quelques jours avant de recommencer un mois plus tard et ainsi de suite.

-Maux de tête latéraux et arrières en casque.
-Fatigue qui augmente avec la perte de musculature et essoufflement conséquent.
A tout moment cette envie de dormir ,dormir , dormir même après une nuit de 12 h.
-L'impression d'avoir 80 ans à 30 ou 40 ans devient permanente.
-diahrée permanente (12 ans , dans mon cas et puis depuis 2 ans constipation )

Après quelques mois ou années:

-fatigue encore accrue
-Les mêmes symptômes que sclérose en plaque , fibromyalgie , syndrome de fatigue chronique (irm ok)
-marche devenue difficile avec déséquilibres permanents
-Articulation comme rouillées et douloureuses en permanence.
-Problèmes de hanche
-Crampes généralisées et certains jours les maux musculaires ressemblent à ceux que l'on aurait le lendemain d'un triple marathon ,alors que l'on a rien fait.
-réaction articulaire accrue
-Deux à trois heures sont nécessaires le matin , pour retrouver un peu d'énergie et autonomie.
-Nausées et éternuements de type allergiques survenant aussi vite qu'ils disparaissent.
-colon irritable et sensation de faux besoins.( gastro , colo etc ok)
-Etat psychique qui peut parfois faire penser à un état dépressif mais qui n'en est pas un .
-Parfois un sursaut d'énergie (1 ou 2 fois par an) qui survient aussi brutalement qu'il disparaît après quelques heures et est terriblement déroutant car on se sent comme avant la maladie et on abattrait des gratte-ciel à la pioche et puis retour en enfer.
-Le bon côté est qu'il n'y a pas besoin de boire d'alcool pour être comme saoul en permanence, car on ne supporte plus l'alcool même si j'aimais vachement cela.

La liste n'est pas exhaustive ,ni le fait d'un toubib de chez nous ,mais simplement le fruit d'une expérience personnelle mêlée à une collecte de renseignement et intérêts de 15 ans. Quelques génies en la matière :les docs burascano ,Horowitz,perrone et consort

Camille 08/06/2016 02:42

Bonjour,

Ayant cherché durant près de 6 ans la cause de mes symptômes sans qu'un seul médecin ne trouve quelque chose (généralistes, diabétologue, cardiologue, neurologue), un changement d'alimentation radical les a fait disparaitre durant quelques mois... (végétalienne, sans gluten) Cependant, ils reviennent à nouveau. J'ai été diagnostiquée positive aux IgG pour la Borrelia à deux reprises (2012 et 2015), avec, la première fois, un Western Blot "borderline", puis négatif, sans qu'aucun médecin ne cherche plus loin alors que mes symptômes correspondent tout à fait à la maladie. Mon compagnon souffre également depuis deux ans et a lui aussi entrepris les consultations de toutes sortes (sans résultats). Je souhaiterais vivement trouver un bon médecin qui diagnostique et prenne en charge la maladie de Lyme en Belgique, si possible dans le Brabant Wallon. Auriez-vous des noms, des pistes ?

Merci d'avance !

Bien à vous,

Camille

Gaston CHARDEBAS 05/05/2016 21:29

Bonsoir. suite du mail précédent:
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